Jean-François Vrod


Photos Christian Lebon
Jean-François est l’artiste associé des Rencontres de Saint Chartier 2008. Un bon prétexte pour faire le point. On parlera de violon, bien sûr, et de bien d’autres choses. Portrait d’un musicien trad d’aujourd’hui.
« Si, en ces temps de tourmente culturelle, sociale, et politique, on me demandait de définir
mon travail en choisissant entre :
Créateur underground,
Travailleur social,
Alternactiviste culturel,
Pédagogue actionniste,
Ou résistant passeur de traditions clandestines,
je ne le ferais pas, car mon travail aujourd’hui, c’est tout cela à la fois. »
C’est cet “auto-C.V.” que propose Jean-François Vrod sur la page d’accueil de son site. Tout est dit. Artiste issu du mouvement des musiques et danses traditionnelles, violoneux formé au répertoire auvergnat, “collecteur” passionné entre Massif Central et Région Parisienne (sur les traces des “Auvergnats de Paris”)… Jean-François est représentatif de cette génération qui a eu 20 ans à la fin des années 70. On a pu l’entendre au sein d’ensembles comme Café Charbons, La Compagnie Chez Bousca ou le Trio Violon. Depuis une dizaine d’années, sa carrière a pris des chemins de traverse. Ses spectacles en solo l’ont mené aux confins du théâtre, de l’art brut, du conte et de l’improvisation libre. Il conserve toutefois, au centre de son travail, une réflexion sur l’actualité de la pratique du répertoire “traditionnel”… même si, parfois, il ne s’agit plus d’interpréter ce répertoire “au pied de la lettre”.
Ecoutons Jean-François retracer son parcours, en commençant par une rencontre importante (fondatrice ?), celle des violoneux du Massif Central et parmi eux, Joseph Perrier (1911-2003) (voir TM 106 pages 16-17, ndlr).
La suite dans TRAD Magazine n°120