Gabriel Yacoub


Photos Coline Yacoub
Gabriel Yacoub sort un nouveau disque, le premier en sept ans ! Pour couvrir l’évènement, TRAD Mag a envoyé en Berry une journaliste bien particulière : une certaine Marie…
Marie Sauvet : Bonjour Gabriel, nous sommes chez toi, en pleine campagne berrichonne, dans cette jolie maison que tu décris aujourd’hui comme “la vielle maison neuve”.
Gabriel Yacoub : Oui, j’aimais beaucoup cette maison avant qu’il ne lui arrive quelques misères, et maintenant que l’on commence à apprécier la résurrection, la reconstruction, je l’aime, je crois, encore plus qu’avant. Parce que pour tout dire, elle a entièrement brûlé il y a deux ans et demi. Alors nous l’avons reconstruite à l’identique, avec les mêmes matériaux, mais tout neufs. Ça fait drôle de voir ces planchers, ces poutres en chêne qui proviennent de la forêt de Tronçais à 30 km d’ici mais avec des coupes modernes, pas comme avant. Alors oui, c’est une vielle maison neuve et elle est d’autant plus belle, voilà.
Tu avais mis plus de 25 ans à faire cette maison, elle abritait toute ta vie, et tu t’es retrouvé un soir “tout nu dans le champ d’en face”. Cela explique-t-il les sept ans qui se sont écoulés depuis ton dernier album ?
Oui, bien évidemment. Un disque était en route avant l’accident, il est resté dans les décombres et il s’est passé un long temps de maturation avant que je puisse m’y remettre, en raison de l’accident lui-même et des conséquences que cela a entraînées. Nous avons été un bon moment totalement désorganisés. Mais cela m’a permis d’avoir beaucoup de recul par rapport aux chansons qui étaient prêtes quand la maison a pris feu. Cela m’a donné le temps de l’observation, de la réflexion, le désir, ou le besoin de parler de ces aventures, des émotions qu’elles m’ont procuré, sentiments que je n’aurais pas extraits de moi-même si ça n’était pas arrivé.
La suite dans TRAD Magazine n°120