Les cinq meilleurs albums de 2009
des Rédacteurs de TRAD MAGAZINE

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Philippe COUSIN 

Mairéad Ni Mhaonaigh
“Imeall” (autoproduit Moon1 • www.mairead.ie)

Premier album solo de la violoniste et chanteuse du groupe Altan. Mairéad propose une musique d'une qualité exceptionnelle. La voix est toujours aussi sublime. Sensibilité et énergie sont au rendez-vous. Et le soutien sans faille de l'ami Manus Lunny.

Micheal Ó Domhnaill
“Keep 'er Lit” (Gael Linn MOD0001 • www.gael-linn.ie)

C'était l'âme de Skara Brae, Bothy Band ou Relativity. Et aussi l'un des acteurs majeurs du renouveau musical irlandais. En quinze titres, on survole sa carrière de chanteur, guitariste et infatigable collecteur de la tradition. Un superbe album “collector” en édition limitée.

• Lunasa & Friends
“The Leitrim Equation” (autoproduit • www.leitrimarts.ie)

Pour promouvoir la culture musicale du Co. Leitrim, le groupe Lúnasa a réuni autour de lui ce qui se fait de mieux musicalement parlant dans ce petit comté du nord-ouest irlandais. Une démarche artistique empreinte de sagesse.

• “Trad Trathnona 3” (autoproduit TRAD3 • iansmith1@eircom.net)

Une petite association locale organise des soirées traditionnelles dans le lointain Donegal pour faire découvrir des artistes locaux. Combinaison de richesse culturelle, talent, brillance, en bref authenticité à l'état pur. Une vraie réussite.

 

• Guidewires
Live
(autoproduit GWMCD001 • www.guidewiresmusic.com)

Une énergie à couper le souffle, des arrangements originaux, un quintet de musiciens chevronnés pour le dernier né des groupes irlandais. Quatre Irlandais et un Breton qui nous ont concocté un délicieux cocktail d'influences diverses.

 

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Charles-Henri LESTELLE

• “Maison de la musique mécanique de Mirecourt”
(autoproduction 4M2000 - Maison de la musique mécanique — 24 rue de Chanzy — 88500 Mirecourt. Tél. : 03 29 37 51 13)

Haut lieu de la lutherie, Mirecourt (Vosges) fut aussi le berceau de la facture d’orgues à cylindre dès le dix-septième siècle. Ainsi naquit la serinette, utilisée pour l’éducation musicale des canaris. Au dix-neuvième siècle apparurent des orgues de rue, de danse, de manège, et même des “concerts militaires”. La visite de la Maison de la Musique Mécanique permet aussi de voir et d’entendre des instruments à cartons perforés, à papiers perforés, ou à disques métalliques. Des instruments aux noms merveilleux (perroquette, limonaire, organette, orchestrelle, polyphon) qui sont aussi magnifiques à regarder. Un pur moment de poésie que ce CD permet de prolonger.

• Robin Huw Bowen
“The Road To Aberystwyth”
“Y Ffordd I Aberystwyth”
(Sain SCD2526 • www.teires.com)

La harpe triple du Pays de Galles possède 89 cordes, réparties en trois rangées. La main droite joue les cordes de droite, la main gauche celles de gauche. La rangée du milieu correspond aux touches noires du piano (demi-tons). Cela a l’air tout simple, mais on a du mal à comprendre comment on peut jouer d’un instrument aussi complexe. Robin Huw Bowen, grand musicien, est aussi un magicien. Il officie dans plusieurs formations (Crasdant, Clerorfa, Plygain) ou en solo, comme dans ce superbe CD tout en finesse et dépouillement. En plus, il ne manque pas d’humour. Il est capable de dire très sérieusement : « Il y a trop de langues en Europe. On a une seule monnaie, l’euro. Il faut une seule langue : le gallois. »

• Karan Casey
“Ships In The Forest”
(Crow Valley Music  CVCD001/Keltia Musique)

À ses débuts au sein du groupe Solas, nous fûmes nombreux à être surpris par sa voix. Il y avait au premier abord un côté petite fille fragile. Très vite, la précision et le charme qui se dégageaient de cette voix nous ont séduits pour ne plus nous lâcher. Depuis dix ans en solo, admirablement accompagnée (notamment au concertina et à la guitare), Karan Casey effectue un parcours sans faute. Elle ne cesse de s’améliorer d’un concert à l’autre, de disque en disque. Le concert en plein air qu’elle donna en juin 2008 au Centre Culturel Irlandais fut un moment de grâce. Ce disque en est un autre.

• Urban Trad
"
Erbalunga" (Universal Music Belgium 172 4531/Dist. Coop Breizh)

La chanson Sanomi avec laquelle Urban Trad a failli gagner l’Eurovision en 2003 (ça aurait changé !) était déjà une perle d’habileté. Les deux derniers albums (“Elem” et “Erbalunga”) ont vu ces musiciens se dégager des influences et affirmer leur univers : une musique festive, en place sur le plan vocal et instrumental, avec des textes sortant des sentiers battus. Ce groupe basé en Belgique chante en plusieurs langues. Il mélange instruments acoustiques et programmations électroniques. Sur scène, Urban Trad prend sa pleine mesure : une joie communicative se dégage de leurs concerts. Une vraie chaleur.

• Lizz Wirght
"
The Orchard"
(Verve Forecast 0602517564510/Universal Music)

Émotion. Lizz Wright a une voix grave, profonde, chaude, intense, vibrante. Plus proche de Nina Simone que de Norah Jones, dans l’esprit. Née en 1980, fille d’un pasteur d’une petite ville de Georgie (Etats-Unis), elle a commencé à chanter dans les églises. Après deux CD plus jazzy, ce troisième album où soul, gospel et folk s’équilibrent harmonieusement, lui ouvre les portes de la reconnaissance internationale, et c’est justice. Dans cette voix superbe résonnent l’âme et la mémoire du peuple afro-américain.

 

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Jean-Pascal ASSAILLY

• Fileuses de nuit, “En caravane”.

• Gerry O' Connor & Gilles le Bigot, “In Concert”.

• Bagad Cap Caval, “Ololé”.

• Grada, “Cloudy Day Navigation”.

• Pennou Skoulm, nouvel album.

 

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Michel PLISSON

• Angelo Debarre
“Trio tout à cordes” (Le Chant du Monde 274 1622, 2008/Dist. Harmonia Mundi)

D'emblée, on s’avoue fan d'Angelo Debarre, depuis cette fois où, au début des années 1990, nous l'avions vu jouer au café Hôtel du Nord, le long du canal Saint-Martin à Paris, là où (selon la légende) Arletti créa la légende avec son atmosphère. À chaque concert, Angelo joue mieux que la fois précédente, comme ce fut le cas dans le cadre du “Festival des nuits manouche” organisé par Harmonia Mundi en pendeurs d'Angelo, notamment les albums avec le phénoménal accordéoniste Ludovic Beier [voir plusieurs albums dont “Paroles de swing” publié en 2007]. Cet album comprend onze pièces toutes composées par Angelo, difficile de dire laquelle est la plus belle. Peut-être la valse La Manouche pour la manière dont les Manouches ont de traiter le 3/4 tout comme Django le faisait déjà. Mais Angelo est aussi très touchant dans les pièces sentimentales tel ce Caresse de l'Est joué avec un magnifique rubato.  Un album superbe. 


“Uruguay : Tambores del candombe n°2”
“Cachila y los tambores de “Cuareim 1080”
(Buda, 3017816)

Après le premier enregistré “in situ” à Montevideo au moment du carnaval, arrive un magnifique “… Candombe n°2”. Il s’agit du résultat d'un travail en résidence à Décines (69) lors de la “Biennale de la danse” de Lyon édition 2002, où l'Amérique latine était l'invitée. Mirta Pozzi et Pablo Cueco (auteur du premier disque) ont alors fait travailler plusieurs dizaines de jeunes de la région et fait venir des tamboreros d'Uruguay. Parmi eux : le fantastique Cachila, “patron” de la comparsa “C1080”, ex-adresse d'un quartier de Montevideo [Cuareim] habité par les Noirs que les militaires rasèrent à coup de bulldozers lors de la dictature. Tant sur le plan musical que pédagogique, voilà un travail en tous points exemplaire. Joignez-vous à la comparsa de carnaval dans votre salon en chantant a cappella avec les musiciens les “balakatums” du candombe. Et en suivant un match de foot à la radio uruguayenne en guise de bonus track.

• Constantin Brailoiu (1893-1958)
“Archives internationales de musique populaire (réédition augmentée) / Collection universelle de musique populaire/The World Collection of Folk Music”
(VDE CD-1261-12664 / AIMP LXXXXV-LXXXVIII / Archives internationales de musique populaire / Musée d’ethnographie Genève)

Constantin Brailoiu est sans conteste l'un des plus grands ethnomusicologues du vingtième siècle. Né à Bucarest en 1893, il reçut tout d'abord une formation musicale théorique de compositeur en Suisse romande et à Paris. De retour en Roumanie, il se passionne pour les musiques rurales de son pays et se spécialise dans ce que l'on appelait alors le “folklore musical”. En 1928, il créé à Bucarest les Archives de folklore de la Société des compositeurs roumains. Il commence ses premières enquêtes de terrain, notamment en Transylvanie et en Olténie. En parallèle, il commence une activité scientifique d'écriture d'une remarquable intelligence. La publication de “Esquisse d'une méthode de folklore musical” (1931) marque un tournant dans ce qui s'appellera bientôt l'ethnomusicologie. Tout au long de sa vie jusqu'à son décès en 1958, Brailoiu publiera des œuvres théoriques sur des sujets aussi variés que les questions rythmiques (“Le giusto syllabique”, “Le rythme aksak”), le pentatonisme (“Sur une mélodie russe”) ou les processus de créativité (“La création musicale collective”). À Genève, il fonde en 1944 au Musée d'ethnographie les Archives internationales de musique populaire (A.I.M.P.). Dans le même temps, en 1948, à l'initiative de Gilbert Rouget, il commence une activité de chercheur au Musée de l'Homme/Centre national de la recherche scientifique. Dès lors, il poursuivra une œuvre titanesque : accumuler à Genève des enregistrements de musique du monde entier à partir desquelles il éditera sa fameuse “Collection universelle de musique populaire” entre 1951 et 1958. À partir de ces enregistrements, l'équipe réunie à Genève autour de Laurent Aubert publie aujourd'hui en CDs ce magnifique album de quatre CDs sous forme de long box. Le disque n°1 contient aussi un texte en format pdf de Jean-Jacques Nattiez (français/anglais) déjà présent dans l'édition microsillon de 1984. Une publication phonographique d'une érudition et d'une qualité éditoriale remarquable. Un copieux livret de quatre-vingts pages contient de nombreuses photos d'un intérêt ethmusicologique de premier ordre. Toutes ces musiques datent d'une bonne cinquantaine d'années. Autant dire que beaucoup d'entres elles ont été “altérées” (comme on disait à l'époque) ou ont aujourd'hui disparues, comme la plupart des musiciens qui les pratiquaient. Notons cette belle “briolée aux bœufs” berrichonne, chant de labour a cappella recueillie en 1913 par un digne professeur de la Sorbonne investigant sur les terres de Georges Sand et que l'enregistrement sur disque dit "à saphir" n'avait jusqu'alors pas permis de restituer. Une œuvre et une pensée immense revitalisée grâce au travail inlassable de Laurent Aubert et de son équipe. Dans la foulée, ils publient également le CD “Suisse, archives de musique populaire” (LXXXIX, VDE CD-1265,2009). À signaler : l'énorme travail de l'équipe de Genève qui a mis en ligne, consultable gratuitement, la plus grosse partie des A.I.M.P.

 

• Pixinguinha
“E seu tempo”
(Biscoito Fino/Brésil/DG Diffusion/121 Digital Media)

Une réédition très heureuse du grand Pixinguinha qui, jusqu'à aujourd'hui, marque profondément la musique brésilienne, notamment la musique choro, celle qui a vu le jour à Rio de Janeiro à la fin du dix-neuvième siècle, lorsqu'après l'abolition de l'esclavage (le Brésil fut l'un des derniers pays, avec Cuba, à abolir l'esclavage sur son sol), les noirs quittèrent les plantations pour s'embaucher dans les villes comme salariés. Issues de la confrontation entre la musique portugaise jouée dans les familles bourgeoises de Rio et la rue où dansaient et jouaient les noirs, de nouvelles musiques apparurent, là comme à peu près partout en Amérique latine et même un peu au-delà, jusqu'en Louisiane. À Rio, ce mix s'appellera choro. Ces enregistrements datent des années 1920 et 1930, c'est pourquoi cela crachouille un peu dans les entournures. Peu importe, le swing de Pixinghinha qui en l'occurrence joue de la flûte est irremplacable. C'est au label brésilien Biscoito Fino que nous devons cet incunable qui nous permet de redécouvrir les fondamentaux que sont Carinhoso, Lamento, Recordando et tant d'autres.

 • “L'art de la gadulka — Bulgarie” (VDE Gallo (LC 3370, AIMP XCI, VDE CD-1278, Genève, 2009).

Un très beau disque. Enregistrement et instrument superbes avec de grandes possibilités expressives, tant rythmiques que mélodiques ou harmoniques, bien que la musique soit ici modale. On découvre ainsi avec ravissement la vièle gadulka. Un jeu d'archet complexe, la mélodie se construisant avec une dynamique particulièrement contrastée, du pianissimo langoureux et plaintif à un fortissimo agressif et conquérant, utilisant parfois un subtil jeu harmonique dans les aigus qui prend une force particulière grâce aux ryhmes aksak sur lesquels ces mélodies sont construites. Dés les premiers coups d'archet, on comprend qu'il s'agit de grands musiciens, tant pour la gadulka que pour la flûte (kaval), le tambour (tapan) ou l'accordéon (accordion) qui interviennent aussi. Atanas Vultchev est le plus respecté, le maître. D’autres plus jeunes, comme Dimitar Gugor ou Nikolaï Paskalev, font également merveille. À juste titre, Jérôme Cler (l'auteur de cette très belle chose) souligne dans le livret qu'hormis les “Voix Bulgares très médiatisées et folklorisées, on connaît mal les musiques traditionnelles bulgares. On se prend alors à mesurer tout le temps que l'on a perdu jusqu'à aujourd'hui. Une superbe production des Archives (A.I.M.P.) que dirige Laurent Aubert depuis Genève.

 

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Claude VUE

• Spinning Wheel
“An Old Time String Band Music”
(SP01).

Un excellent groupe français de musique old time qui ne se contente pas d’aligner les instrumentaux. À suivre.


• Springfield
“Cross-Over”
(SPG03)

La crème du bluegrass français.

 

• Patrick Couton & Georges Fischer
“Autoharp ce soir”
(Coucher Fiston 003)

Il sagit d’une réédition mais c’est le disque d’autoharpe qu’il faut posséder absolument.

 

• Casey Joe Abair & Hunter Robertson
“If You Want To Go To Sleep, Go To Bed”
(Yodel-Ay-Hee 074)

Le second opus d’Hunter Robertson, cette fois-ci en compagnie d’un fiddler pour revisiter le répertoire à banjo et violon. Sûrement l’un des meilleurs CDs de musique old time du moment.

 

• The New Lost City Ramblers
“50 Years, Where Do You Come From? Where Do You Go?” (Smithsonian Folkways SFW 40180)

Les pères de la musique old time moderne et surtout une pensée émue pour Mike Seeger qui vient de nous quitter.

 

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Patrick PLOUCHART

 • Éric & Simon Beaudry
“Le sort des amoureux” (Roue et Archets • www.ericetsimonbeaudry.com)

Pour la beauté et la difficulté du sujet traité.

 

• Vishten
“Live”
(www.vishten.net)

Pour la spontanéité et l’énergie musicale développée dans un spectacle, et la qualité de l’enregistrement.

 

• Music Maker
“Sisters Of The South” (double CD)
(Dixiefrog/Harmonia Mundi)

Pour le travail intelligent effectué par Music Maker, et l’émotion intense que dégage cet album.

 

• Le Comité
“Comment faire !”
(Sirventès/L’Autre Distribution


• Henri Maquet & Collectiù Tapenade
“Li tambourado de l’amour”
(Tapenade • www.tapenadesque.canalblog.com)

Pour leur travail collectif à défendre la langue occitane, mais aussi la grande qualité dans la mise en musique de textes existants. Pour Henri Maquet. Et pour ces deux collectifs musicaux, l’originalité d’interprétation

 

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Anne GIRARD

• Doorley/Fowlis/Martin/NicAmhlaoibh
“Dual”

Pour moi, le quatuor de l'année 2009. Un mariage parfaitement réussi entre les répertoires des deux chanteuses respectivement irlandaises et écossaises, Muireann NicAmhlaoibh et Julie Fowlis, soutenu par les cordes de leurs deux acolytes masculins.

 

• Pennou Skoulm
“Trinkan”

“Les mêmes ou presque”. Près de vingt ans après le premier album des Pennou Skoulm, c'est un immense plaisir de les écouter à nouveau, fidèles à leur style et jamais à court de talent. Le troisième dans deux décennies, avec les mêmes, “ou presque” ?

 

• Steph Geremia
“The Open Road”

Excellente flûtiste, magnifique choix de morceaux, accompagnement aérien au bouzouki… Ce disque de flûte convainc dès la première écoute.

 

• Guidewires

Le quintet trentenaire aux compositions et aux arrangements qui déménagent. Un breton et quatre irlandais, parmi les meilleurs de la scène trad actuelle. C'est le premier album, et ça risque de ne pas être le dernier.

 

• Komred

Quel plaisir de voir arriver un CD de musique auvergnate comme je l'attendais depuis quelques temps. Jouée, arrangée, vivante. Cinq jeunes musiciens qui séduisent le danseur de bal comme l'amateur de disque.

 

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Emmanuel PARISELLE

• Serge Desaunay
“Amour et Printemps”
(CD Bemo 031).

 

• Unni Boksasp
“Songar fra Havdal"
(TA:Lik TA42CD)

 

• Duo Jonsson Coudroy
“Vagg”
(Bemo 035)

 

• Boys Of The Lough
“Midwinter Live”
(Lough Record 010CD)

 

Et pour les enfants :

• Hélène Schalk & Hal Collomb
“Lanceur de toupies”

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Francis COUVREUX

 • Elliott Murphy
“Notes From The Underground” (Last Call)

Le plus parisien des Américains a l'art d'écrire des rocksongs au classicisme indémodable. Il révèle un vrai talent de songwriter. Ses textes lettrés sont portés par une voix immédiatement reconnaissable. La classe d'un dandy du rock.

 

• Renaud Garcia-Fons
“La linea del sur”
(Enja ENJ 95272/Harmonia Mundi)

Colonne vertébrale d'une musique métissant jazz et influences méditerranéennes voire orientales, la contrebasse habitée de Renaud Garcia-Fons, tour à tour violon, oud ou violoncelle, développe d’un disque à l’autre un langage original. Renaud est et ici magnifiquement entouré par Kiko Ruiz (guitare), Pascal Rollando, percussions et David Venitucci (accordéon),

 

• Susie Arioli Band
“Night Lights”
(World Village/Harmonia Mundi)

Un jazz vintage, porté par la voix douce et sensuelle de la Canadienne Susie Arioli et de son excellent guitariste Jordan Officer, dont les interventions toujours judicieuses conjuguent swing relax et inspiration. La classe.

 

• Evan Christopher
“Django à la créole”
(Frémeaux & associés)

Une relecture intelligent et très convaincante que ce Django façon créole — c’est-à-dire avec des influences new orléanaises, brésiliennes et caribéennes —, par des instrumentistes à la musicalité exceptionnelle, réunis par le clarinettiste Evan Christopher.

 

• Les frères Ferret
“Baro, Matelo, Sarane les gitans de paris 1938/1956” (coffret)
(Frémeaux & associés)

Soixante-cinq morceaux dont pas mal d'inédits en CD, pour (re)découvrir le jazz de Sarane, la poésie de Matelo et la virtuosité de Baro. Trois frères gitans dont l'immense talent fut écrasé par le génie d'un certain Django Reinhardt. Un coffret indispensable, notamment pour ceux qui prennent le train du swing manouche en cours de route.

 

 

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Jean-François “Maxou” HEINTZEIN

• François Lazarevitch
dernier album.

 • Boya
dernier album.

 • Tom Waits

 • James Taylor

 • Monsieur de Sainte-Colombe

 

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Christian GUALDI

• Tomcat Courtney
“Downsville Blues”

À 80 ans, Tomcat Courtney propose un excellent CD de blues sur lequel il joue de la guitare et chante, accompagné par une rythmique comprenant basse, batterie et harmonica. Les États Unis ont encore un bon réservoir de musiciens à découvrir. Le blues n'est pas mort.

 

• Annabel
“Just Like A Woman”

On pense à une production country d'Outre Atlantique. Eh non, c'est “made in France”, dans la région de Saint-Étienne. Doté d'une très belle voix (proche de celles de Joan Baez et d'Emmylou Harris), avec d'excellents musiciens (dont Christian Séguret et Jean-Yves Lozac'h), voilà un CD accrocheur.

 

• Billy Boy Arnold & John Primer & Billy Branch & Lurrie Bell
“Chicago Blues: A Living History”

Une heureuse initiative de Larry Skoller que de rassembler des musiciens de blues en activité pour rendre un hommage chronologique aux grands du Chicago blues et reprendre quelques-uns uns de leurs succès. Un son moderne pour des titres anciens.

 

• Sarah Savoy & The Francadians
“Off The Honky Tonk”

Premier CD de la fille de Ann et Marc Savoy : coup de maître. Originaire de Eunice (Louisiane), elle a trouvé son port d'attache à Paris où elle est devenue en peu de temps la figure de proue de la scène cajun. Sarah a su s'entourer des meilleurs talents de la scène francadienne pour les arrangements et les compositions.

 

• Luc Arbogast
“Aux portes de Sanada”

Ce personnage sulfureux, crâne rasé, tatouages, costume médiéval que j'ai découvert lors des “Rencontres” au château d’Ars m'a agréablement surpris. Je connais peu cette musique de contre-alto ou contre-ténor (genre Klaus Nomi) mais j'ai été surpris par le décalage entre le personnage et le style de chant interprété. Toutefois, si sa musique est enjôleuse, je reste méfiant quant au personnage, qui me fait penser au serpent du Livre de la jungle : « Aie confiance, aie confiance ! »

 

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Jacques LEININGER

• Väsen
Väsen Street
(NorthSide NSD6096 • www.noside.com et www.vasen.se)

La discographie de ces musiciens est impressionnante. Chacun de leurs enregistrements contient son lot de surprises. Celui-ci ne rompt pas avec cette bonne habitude, et il apporte sa part de ravissements.

 

• Synnøve S. Bjørset
“Slåttar”
(Ta:lik TA77CD • www.talik.no)

Parmi tous les CDs de solistes édités cette année en Norvège, celui de Synnøve S. Bjørset possède une saveur particulière : c’est son deuxième ! On l’attendait depuis huit ans, et l’on ressent bien à l’audition, toute la maturation de ces musiques.

 

• Sonia Sahlström och Håkan Larsson
“Glädjen”
(Giga GCD-79 • www.giga.w.se • camilla.agdur@bonnieramigo.com)

« Un petit bonheur que cet enregistrement », avais-je écrit dans ma chronique. Je persiste et signe, assurant que la rédaction des suivantes n’a pas détrôné ce disque de la pile sur ma platine. Il offre des airs dont on a du mal à se défaire.

 

• Ragnhild Furebotten & Tore Bruvoll
Hekla stålstrenga !
(Ta:lik TA49CD • www.talik.no)

Pour le souvenir du spectacle auquel j’ai assisté, la spontanéité et le talent de ces jeunes musiciens, les couleurs qu’ils donnent à leur contrée arctique. Le climat n’est pas hostile, vous verrez.

 

• Jonas Knutsson + Johan Norberg
“Skaren : Norrland III”
(Act Company ACT 9474-2/Harmonia Mundi)

Un saxophone scandinave peut en cacher bien d’autres. Celui-ci est très bien entouré, et judicieux dans ses choix de répertoire. Les associations d’instruments sont parfois audacieuses, mais bienvenues. Mention spéciale au saxo qui accompagne le trio féminin Kraja.

 

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François SADDI

• El Cabrero
“Paris’94”
(Atipico Utopico)

Réédition d’un superbe CD de flamenco d’un grand cantaor amateur, éleveur de son état, à la voix profonde et poignante.

 

• Pain d’Épice
“Équilibruitiste”
(Abeille Musique)

Du trad’ d’aujourd’hui qui avance sans complexe, en mêlant compositions et traditionnels revisités. Le tout bourré d’énergie folk rock et de sonorités métissées.

 

• Picotage
“Je n’irai plus aux champs”
(FolkClub Ethnosuoni)

De la musique Centre France majestueusement jouée par… des Italiens !

 

• Charlie Haden Family & Friends
“Rambling Boy”
(Decca)

Un très grand jazzman retourne aux sources. Un album chaleureux qui nous replonge dans le folk song et la country.

 

• Roberto Rodriguez
“Timba Talmud”
(Tzadik)

Klezmer à Cuba, tout un programme haut en couleur, mon dernier coup de cœur “découvertes”.

 

Bonus :

• Martin & Shan Graebe
“Dusty Diamonds”
(Wild Goose Records)

Un duo à la ville comme à la scène. Deux voix pour de magnifiques ballades traditionnelles anglaises accompagnées aux fiddle et concertina. Un must.

 

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Frantz-Minh RAIMBOURG

• Ling Ling Yu
“Xu Lai — Musique classique chinoise”
(Felmay Fy 8143)

Musique pour pipa (luth chinois) solo interprétée par une musicienne exceptionnelle.

 

• Raghunath Manet
“Veena Dreams” (Iris Music 3002002)

Musique pour voix et veena par un artiste au sommet de son art.

 

• Mamadou Barry
“Niyo”
(World Village WVF47903)

Premier album solo réussi d'un des saxophonistes (et directeur musical) mythiques de la scène guinéenne.

 

• “Sénégal 70 — Musical Effervescence”
(African  Pearls/Syllart/Discograph 6142032)

Plus que ce seul double album qui rend hommage à la scène sénégalaise des années 70, c'est toute la collection African Pearls qui mérite d'être saluée pour le remarquable travail de mémoire.

 

• “Les précurseurs de la bossa nova (1948-1957)”
(Frémeaux & associés FRA 5216)

Une compilation impeccable pour renouer avec les précurseurs d'un genre musical indémodable.

 

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Étienne BOURS

• Abigail Washburn & The Sparrow Quartet
(Nettwerk 322522)

Cette extraordinaire banjoïste et chanteuse, également membre de Uncle Earl, détient là un disque atypique de grande qualité : son banjo et celui de Bela Fleck, accompagnés par Casey Driessen et Ben Sollee (aux violon et violoncelle), font des merveilles.

 

• Les Ramoneurs de Menhirs
“Dans an diaoul”
(Du-Man ha Du-Hont DMDH02)

Parce que la musique doit rester une force vivante, une source de provocation, un lien entre la tradition et l’urgence des expressions urbaines. Allier le souffle de deux sonneurs bretons et la rage d’un chanteur plutôt punk rock est pourtant peut-être plus une évidence qu’une audace.

 

• “Indian Rezervation Blues And More”
(Dixiefrog DFGCD8660)

Trois CDs pour faire le tour des expressions amérindiennes rock blues. Une épaisseur, une densité, une profondeur aussi, un lien entre les “rouges” et les “noirs” d’Amérique du Nord. Beaucoup de bonnes choses dans ces nouvelles musiques indiennes.

 

• Mongolie
“Chants et morin khuur”
(Ocora C560224)

Les musiques traditionnelles continuent à vivre et à évoluer dans leurs propres milieux. Parmi les nombreux musiciens anonymes, certains finissent par imposer leurs noms en plus de leur musique. Comme le remarquable Chi Bulag et son morin khuur sur ce disque.

 

• Jouhiorkesteri
“Nikodemus”
(Aania -5)

Lorsque quatre Finlandais réhabilitent une ancienne lyre à archet — le jouhikko — au point d’en faire un véritable orchestre polyphonique, on s’incline devant la survivance d’une tradition. Devant la force des nouvelles générations. Et surtout devant les innombrables possibilités des instruments comme des répertoires de toutes les régions du monde.